Dans le genre mystère antique et religieux, une recette qui prend le lecteur pour le mener avec sa curiosité jusqu'au bout du récit.

L'atmosphère est calculée, l'enquêteur a le charme poussièreux des brocantes et des buveurs de lait chaud (aromatisé à l'anis!) mixé à l'attrait des "experts" grâce à son arrière-boutique high tech. Il a aussi une assistante futée, un peu décalée dans son apparence "Lauren Bacall" mais très discrète ; de la déco en somme.

L'énigme arrive par le biais d'une belle inconnue, elle a le teint extrêmement pâle ce qui à croire l'auteur est un atout-charme, moi je dirais plutôt de c'est de mauvaise augure. Bref, tout est affaire de point de vue, le mien est extrêmement mitigé.

Certes, je me suis laissée portée sans mal au long de cette énigme historique, très originale, je n'avais jamais rien lu qui mette en scène des pratiques païennes médievales Lituaniennes. Ce récit est extrêmement bien écrit, mais souvent trop bien, c'est à dire que la belle écriture n'est pas toujours à propos. Dans les dialogues notamment, Hervé Picart ne varie pas son registre, on ne peut identifier un personnage par son langage qui est celui du narrateur. J'ai lu que l'auteur est un professeur de langues anciennes autant qu'un critique de Rockn'Roll. Le contraste des deux genres est exactement ce qui manque aux personnages de ce roman. J'aurais aimé un peu de rock dans les dialogues en alternance à la leçon d'histoire lituanienne. C'est donc l'uniformité du style qui m'a déçue sans pour autant m'empêcher d'être captivée par la résolution de l'énigme.

La 4ème de couverture :

Au coeur de la vieille ville de Bruges, une boutique au charme désuet et au nom troublant: L'Arcamonde. C'est le domaine de Frans Bogaert, gentleman distingué et cultivé qui se livre avec autant de flegme que de passion à ses activités d'antiquaire. Avec son assistante, étonnante réplique de Lauren Bacall, et à l'aide des instruments sophistiqués que recèle son atelier, Bogaert se livre à des expertises d'objets hors du commun.

Quand une mystérieuse dame d'Utrecht au charme slave ouvre la porte de L'Arcamonde un soir de neige, Bogaert ignore que le dé ancien qu'elle tient en main va le plonger dans une enquête qui le mènera sur la piste des dieux de la Lituanie médiévale et de leurs rites les plus ténébreux...

Edité par le Castor Astral :

Numéroté un d'une série de 12, déjà écrits déjà programmés pour leur publication, cette organisation me laisse sans voix ...

Un compromis entre le livre de poche et le broché, au tarif raisonnable de 12 euros.

Pour en savoir plus, tout est prévu, http://arcamonde.hautetfort.com, l'organisation marketing autour de cette publication est sans faille, ce qui me laisse très perplexe.

J'ai passé un bon moment de lecture, mais je ne suis pas totalement séduite, je ne l'étais pas non plus par mon premier Vargas ceci dit (l'homme aux cercles bleus) ... alors je lirai probablement le numéro 2 "l'orgue de quinte".

arcamonde_atanas_antiquaire                    picard_bogaert