raté !
J'enrage !
J'ai renoncé à visiter le salon du livre le week end dernier, assez peu motivée par la liste des auteurs invités dont souvent la plupart oublient de venir. Mais aujourd'hui je découvre que l'excellent tonino BENACQUISTA a publié un nouveau roman "homo erectus" et qu'il était à disposition de ses lecteurs pour signer son livre ...
Il sera le 9 avril à la fnac Boulogne... tandis que moi je serai bien loin de là, à pratiquer la marche au pied d'une centrale nucléaire. Si, c'est loin La Hague quand on voudrait être à Boulogne !

Mise à jour - 1er mai 2011 -
Hier samedi, j'ai pu rencontrer Mr Tonino BENACQUISTA, dans une librairie parisienne qui n'avait donné aucune ampleur à l'événement. Je voulais offrir "Malavita" et "quelqu'un d'autre" à des amis, hélas il n'y avait que 3 autres livres de l'auteur en rayon ! Je me demande à quoi pense un libraire ... ?
Je suis néanmoins repartie avec deux exemplaires agréablement signés ...
J'étais intimidée et émue de rencontrer un homme sensible, aussi brillant, et pourtant intimidé lui aussi qu'on puisse faire des Kms pour venir à sa rencontre. C'est vrai, je venais aussi voir le grand poète Thomas FERSEN en concert à la Cigale, quelle belle journée que ce samedi ! Assurément
"... Elle fut longue la route
Mais je l'ai faite, la route
Celle-là, qui menait jusqu'à vous
Et je ne suis pas parjure
Si ce soir, je vous jure
Que, pour vous, je l'eus faite à genoux"
(Barbara)
J'espère vous rencontrer encore Mr BENACQUISTA, rien que pour vous je referai la route.
Lady Susan - Jane AUSTEN
J'aime, j'aime, j'aime Jane AUSTEN ! C'est vif, intelligent et qu'en termes élégants ces choses là sont dites ...
Lady Susan est ainsi vive, intelligente, mais pas tout à fait élégante car c'est une garce de la pire espèce. Calculatrice et froide, menteuse, conspiratrice, actrice ... tout un programme pour le cauchemard de l'homme qui passera entre ses griffes.
Néanmoins, elle n'arrive pas à la cheville de la grande Madame de Merteuil, bien qu'on l'imagine beaucoup plus mignonne ! ;-)
Un petit roman épistolaire bon comme un macaron chez Ladurée.

La bulle de tiepolo - Philippe Delerm
J'ai commencé ce challenge par le roman de Philippe Delerm depuis longtemps dans ma PAL, et sans doute le choix le moins approprié pour ce challenge. Certes il y a une Italienne, une toile d'un peintre italien, puis deux, et on termine à Venise ... Mais l'auteur ne m'a pas suffisament plongée dans l'atmosphère Italienne pour me déculpabiliser d'un hors sujet !
Ce Delerm m'a déçue, où d'autres s'enthousiasment : "enfin un delerm que j'ai aimé", et il est vrai que ce n'est pas un roman comme les autres pour Philippe Delerm. Il se laisse aller à quelquechose de plus intello, pas au sens péjoratif, dans le bon sens. Il le fait avec justesse.
Je me trouve dans la catégorie de ceux qui aiment Delerm quand il magnifie délicatement le détail anodin d'une vie banale, s'attarde sur un non-événement. "Le tableau juste ne pouvait naître que d'un sujet infime, habituellement déconsidéré. C'était vrai depuis les liseuses de Vermeer, les natures mortes de Chardin, et Vuillard n'était que cela." Ainsi Ph. Delerm nous fait partager ses goûts en peinture, son sens de l'esthétisme épuré.
Je préfère cet auteur à ses habitudes, cet exposé de peinture ne m'a pas touchée, c'est pourtant un petit recit d'une grande qualité.


Vin de Bohême - Joanne HARRIS

Totalement Subjugée par ma première lecture de Joanne HARRIS, "les 5 quartiers de l'orange", je me suis plongée confiante dans "Vin de bohème". J'y ai tout retrouvé, les mêmes ingrédients sont là, pas un ne manque à l'appel : La magie, la rivière et les nomades, l'amour du jardinage et l'Amour, le retour d'un passé traumatisant. Hélas dans ce titre la recette tourne un peu au gloubiboulga.
Cette fois ce n'est pas un Verger qui est au coeur du roman, mais des bouteilles de vin, elles parlent, ce sont elles qui racontent l'histoire. Le personnage principal est un riche écrivain anglais qui parviendra à faire le deuil d'un homme qui l'a guidé dans son adolescence ; grâce à des retrouvailles avec la terre, en région Bordelaise.
Je ne sais pas pourquoi mais cette histoire ne prend pas ! Les chapitres intercalent le passé anglais avec le présent à construire dans les vignes françaises, il y a bien un lien fantomatique par le personnage original de Joe, mais la fin de l'histoire est convenue et dans ce passé finalement il n'y avait rien de bien extraordinaire.
Si ce n'est le talent du jardinier. Le jardin est extraordinaire comme celui de Charles Trenet, comme le verger des "5 quartiers de l'orange". Les graines y sont magiques, les vins improbables, la musique fait pousser les tomates et les quantités de conserves produites sont déraisonnables. Joanne Harris vous donne envie de foncer à la cuisine réaliser vos confitures selon les recettes de votre mamie ...
J'attendais plus de ce roman qui n'a pas éveillé ma curiosité, un peu comme le numéro 2 d'un film à succès. Mais n'hésitez cependant pas à le lire si vous aimez le terroir, le jardinage et les gourmandises ... c'est magique !







