20 novembre 2007
La dernière note, Kellerman
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(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•--> Introduction •*´¯`*•.¸´):´•.´.¸)´•.´.¸)
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Jonathan Kellerman est passé maître dans l'art de créer des romans policiers à suspens et psychologiquement nuancés. Ses parutions sont jusqu'à présent synonymes d'action soutenue, d'intrigues complexes, et d'analyse perspicace de l'esprit criminel. Maintenant il s'aventure dans un genre nouveau et plutôt audacieux avec l'un de ses meilleur roman. LA DERNIERE NOTE est donc un modèle du genre et il se risque encore plus loin dans le paysage émotif de ses personnages: le psychologue-détective Alex Delaware, l'enquêteur des homicides Milo Sturgis du LAPD (Los Angeles Police Department pour les non-initiés) , sa collègue Petra Connor et l'ex-compagne d'Alex, Robin Castagna les rendant tous plus vivants et réels que jamais.
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(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•--> Mais kidonkess ? Quelques mots sur l'auteur… •*´¯`*•.¸´):´•.´.¸)´•.´.¸)
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Jonathan Kellerman est né à New York City en 1949 et a grandi à Los Angeles. Il a commencé par fréquenter la célèbre université de Californie (UCLA) en tant que réalisateur de dessins animés, chroniqueur, rédacteur et musicien indépendant.
A l'âge de 22 ans, il remporte le prix Samuel Goldwyn pour la fiction.
Comme
son protagoniste fictif, Alex Delaware, Jonathan décroche un Ph.D.
(l'équivalent du doctorat) en psychologie à l'âge de 24 ans, avec une
spécialité dans le traitement des enfants.
Il a exercé en
psychologie clinique et psychologie pédiatrique au sein des internats à
l'hôpital des enfants de Los Angeles et a continué des études
post-doctorales.
On lui a confié des recherches sur l'isolement
extrème des enfants, notamment ceux atteint de cancer et que l'on nomme
les « enfants bulle ».
Très impliqué dans la recherche comportementale et dans les soins pédiatriques il était normal que le premier livre publié par Jonathan kellerman, en 1980, soit un texte médical, traitant des aspects psychologiques des enfants atteints de cancer. Un an après, sortira un livre pour aider les parents d'enfants craintifs.
En 1985, Jonathan kellerman publie son premier roman policier, LE RAMEAU BRISE, qui connaît un succès critique et commercial et est devenu un best-seller depuis.
Plus actif en tant que
psychothérapeute, il est professeur clinique de pédiatrie et de
psychologie à l'université de médecine de Californie.
Jonathan
kellerman est marié au romancier Faye Kellerman et ils ont quatre
enfants. Voilà pour la petite histoire, les groupies et les fans de
détails biographiques privés…
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(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•--> Cékoidonc ?•*´¯`*•.¸´):´•.´.¸)´•.´.¸)
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Les beaux-arts sont un plaisir des dieux...
Un des éléments les plus intrigants et les plus séduisants des romans de Jonathan Kellerman est la volonté manifeste de celui-ci à changer (franchement) les éléments des vies de ses personnages et notamment celle du psychologue Alex Delaware.
Tandis que le dernier roman de
Kellerman, LA DERNIERE NOTE, commence plutôt violemment, le mystère qui
se dissimule derrière une série de meurtres se produisant apparemment
au hasard est contrebalancé par les péripéties sentimentales du Dr
Delaware, son rapport amoureux avec Allison Gwynn et la résolution de
ses sentiments envers Robin Castagna, son ex-compagne.
Il m'est
difficile de souligner davantage l'importance que cet aspect revêt sans
vous dévoiler la résolution de l'intrigue (ce que ceux d'entre vous qui
voudraient un jour se mettre à la lecture de cet ouvrage ne me
pardonneraient jamais et je ne veux pas encourir vos foudres donc je la
ferme…)
Laissez de côté les relations explosives des personnages
entre eux et il vous resterait un piètre roman policier au sujet d'un
tueur en série mystérieux; mettez trop l'accent sur les rapports et on
risque d'errer involontairement dans le genre policier gore sans
intérêt. Quoique certains s'en délecterainet peut-être mais c'est pas
mon genre...
Kellerman a ce talent qui consiste à intimement
entremêler les deux histoires et faire de chacune d'elle un élément
nécessaire au bon déroulement et à l'intérêt de l'autre pour finalement
les réunir au moment du dénouement. Nouer l'intrigue pour défaire les
noeuds, c'est pas beau ça?
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(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•--> Cékommentdonc ?… •*´¯`*•.¸´):´•.´.¸)´•.´.¸)
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Où l'on découvre que l'art et lard ne font pas bon ménage !
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LA DERNIERE NOTE commence par le meurtre du ventripotent Baby Boy Lee, un légendaire guitariste de blues culte qui tente de connaître à nouveau renommée et fortune, quand il est mystérieusement assassiné pendant une pause cigarette tout en jouant un morceau dans l'arrière cour de la salle où il se produit. Quand on vous dit que le tabac est dangereux pour la santé !
Quand un peintre d'avenir et un pianiste de concert prometteur sont également assassinés par la suite, il est évident que quelqu'un ponc-tue les dernières performances de ces artistes par la mort. (arf!!) Néanmoins il apparaît que les victimes n'ont aucun lien entre elles si ce n''est qu'elles appartiennet toutes au milieu artistique et, quand les meurtres antérieurs non résolus d'un chanteur punk-rock et d'un danseur de ballet semblent également être reliés, le motif et l'individu dissimulés derrière les meurtres deviennent bien plus mystérieux.
Le Dr Delaware, Milo Sturgis et sa
collègue Petra Connor, (rien à voir avec Sarah!!) envisagent l'enquête
sous des angles différents, chacun oeuvrant dans le but identique de
mettre la main sur le meurtrier. Delaware et Connor connaissant par
ailleurs leurs propres problèmes personnels .
Nul n'est plus
surpris que Delaware, cependant, quand il découvre que la solution à
l'investigation se trouve lui être intimement relié. Il en résulte une
chasse qui, si elle ne se termine pas à sa porte, n'en est cependant
pas loin.
Cependant, LA DERNIERE NOTE est finalement dérouté de sa trajectoire par l'apparition d'un nouveau personnage. En effet, Petra Connor est secondée par un nouvel associé, un point d'interrogation énigmatique appelé Eric Stahl. Stahl semble manquer d'émotion, de chaleur et de personnalité, mais tandis que le lecteur commence à en apprendre un peu plus sur lui par de petites touches savamment distillées par Kellerman, on se rend compte que Stahl joue un rôle bien plus important qu'il n'y parait. La vérité est bien plus intéressante et tragique que l'on pouvait le suspecter. Stahl joue un rôle primordial dans la résolution finale de LA DERNIERE NOTE et il ne serait pas étonnant outre mesure de constater qu'il puisse devenir un jour le principal protagoniste d'un autre roman policier de Kellerman. C'est un personnage trop fort et trop intéressant pour continuer à jouer les rôles secondaires.
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(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•--> Koijenpense ? •*´¯`*•.¸´):´•.´.¸)´•.´.¸)
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Kellerman démontre dans LA DERNIERE NOTE qu'il n'a aucune crainte quand il s'agit de faire évoluer ses personnages et semble en fait prendre goût au défi que de tels changements apportent à son travail.
Dans LA DERNIERE NOTE il a sagement impliqué le Dr Delaware dans l'action et lui a moins laissé un rôle de simple observateur. On peut gager que c'est le genre de cadre qui devrait continuer à apparaître dans ses futurs romans tout en continuant à faire encore davantage évoluer ses personnages.
Tout
comme l'enquêtrice Petra Connor à qui est confiée l'enquête au départ,
j'ai longtemps piétiné pour « entrer » dans le cœur de l'action et dans
l'énigme. Le début de l'enquête est à l'image d'un bon blues,
nonchalant, doucement rythmée avec quelques à-coups qui font sortir le
lecteur de la torpeur dans laquelle il pourrait sombrer. Puis on se
passionne pour les atermoiements des personnages, leurs errements, leur
quête personnelle autant que professionnelle et on finit par prendre
goût à cette « chasse à l'homme » jusqu'au dénouement final.
Le
style (et la traduction que l'on doit à Marie France de Palomera) est
assez plaisant et les images assez brillamment restituées. Le
vocabulaire, bien qu'empreint de psychologie (le passé de l'auteur
transparaît…) n'est pas du tout "prise de tête" et le choix des mots
est très approprié pour chaque catégorie de personnages.
Ma découverte de Kellerman datait de son premier roman, LE RAMEAU BRISE, dans lequel le personnage du Dr Delaware servait davantage de faire valoir et de consultant psychologique au personnage d'enquêteur pur qu'est Milo Sturgis. Ici on le retrouve sur le devant de la scène, ma foi, plutôt à son aise pour jouer les héros et avec une vie sentimentale moins lisse qu'auparavant et en proie à une petite crise existentielle… J'aime bien les héros imparfaits moi, ça me rappelle que je n'en suis pas un...
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(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•--> Bibliographie et mise en garde…( romans policiers) •*´¯`*•.¸´):´•.´.¸)´•.´.¸)
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Encore une fois je voudrais attirer votre attention sur le fait que comme dans tout série comportant le même héros récurrent, il semble important pour le développement des personnages, de lire les romans dans leur ordre chronologique… ce qui ne va pas toujours de paire, malheureusement, avec l'ordre de parution chez l'éditeur français ! (Maudit soi-il !!!) et ce qui est loin d'être évident quand on constate que certains n'ont pas encore été traduits!!!
Je vous livre donc ci-dessous une bibliographie (partielle puisque ne comportant que les policiers de la série Alex Delaware). Le premier titre est la traduction française, le second (le cas échéant) , le titre original suivi de sa date de première parution dans l'édition originale.
1. Le rameau brisé, (when the bow breaks, 1985 )
Points Seuil, 2004, (le 1er de la série avec Alex Delaware)
2. Blood test, 1986
3. Over the edge, 1987
4. Double miroir (Silent partner 1989) Pocket, 1996,
5. Time Bomb, 1990
6. Terreurs nocturnes (Private eyes, 1992) Pocket 1997,
7. La valse du diable, (The devil's waltz, 1993) Pocket 1998,
8. Bad Love, 1994
9. Self Defense, 1995
10. Le nid de l'araignée, (The Web, 1996) Pocket, 1999
11. La clinique, (The clinic, 1996) Points Seuil 1999,
12. La sourde (Survival of the fittest, 1997) Points Seuil, 2000,
13. Le monstre, (Monster,1999) Points Seuil, 2002,
14. Dr la Mort (Dr Death, 2000) Points Seuil, 2003
15. Chair et sang (Flesh And Blood, 2001)
Points Seuil, 2004
16. The Murder Book, 2001
17. le club des conspirateurs sortie prévue le 07/09/06 (The Conspiracy Club, 2003)
18. La dernière note (A Cold heart, 2003) Seuil, 2005
19. Therapy, 2004
20. Double Homicide, 2004
21. Twisted, 2004
22. Rage, 2005
23. Gone, 2006
24. Qu'elle repose en paix Seuil, 2004
Votre indulgence est de mise… si par hasard je m'étais trompé dans les dates de parution !
Le volume , LA DERNIERE NOTE est disponible au prix de 7.41 en poche et de 19.95 en broché (sources fnac.com) il existe aussi des coffrets avec plusieurs titres réunis.
Merci de vos lectures.
Chrispix.
28 décembre 2006
Nouvel espace
Si nous nous connaissons déjà vous reconnaissez cet oeil ...
Je vous invite à nouveau, ici comme ailleurs, à partager nos avis sur les auteurs et leurs romans policiers ainsi que les thrillers, polars historiques et autres romans noirs... n'oublions pas les polars humoristiques !
Chacun peut apporter sa pierre à l'édifice par une opinion quelle soit brève ou développée, comme on dit l'essentiel c'est de participer ;-) N'hésitez pas à déposer un commentaire sur les avis de lecture qui sont édités ... et à venir vous inscrire au club de lecteurs du même nom : http://www.affinitiz.com/space/polars
03 décembre 2006
Alors, heureuse ?
Oh oui ! Oh oui ! c'est inouï ! (J'en fais trop hein, c'est tout moi ça...)
Alors bonjour chère communauté, je suis nouvelle, enfin je ne suis pas une nouvelle, j'en écris, mais je veux dire, je suis novice sur ce site.. Des vices ? Oui j'en ai, comme tout le monde.. Mais dès que je lis, ils s'estompent.. Comme me ronger les ongles (mais que fait-elle des rognures ? excellent titre non ?) Remarquez, je pourais en faire des marques pages, mais pour ça il faudrait qu'ils soient plus longs, et ça, c'est pas possible, non...
Donc oui, depuis pas très très longtemps (par rapport à mes débuts dans la lecture), je me suis mise au polar, en écoutant des collègues en parler, et puis j'ai continué, et puis je ne les ai plus entendus, je n'ai plus que lu.. Et j'arrive pas à m'en défaire. J'essaie d'alterner avec des romans plus "classiques", de retourner à mes premières amours, mais je vous avoue, dur est le détour.
Je vous dirais donc que jusqu'alors, deux qui m'ont particulièrement marquée sont : On a brûlé une sainte, de J.B. Pouy, et Survivant, de C. Palhaniuk, pardonnez la mauvaise orthographe du nom, si elle l'est.
Je dis bien jusqu'alors, car je n'ai pas fini, c'est évident.
Ce que je recherche ? un style, avant l'intrigue, ou avec l'intrigue. Mais surtout du style.. Oui, voilà, un fond dans la forme, une forme sur le fond....
QueteDelAbsolu
29 novembre 2006
Salon du POlar
Ce week-end pour les franciliens, un salon de polar à Montigny les Cormeilles.
Cette année Polar et Pouvoirs, avec Mr Chabrol.
Si vous y aller, prévenez moi...
04 novembre 2006
J'ai soupiré
Erin HART - Le lac des derniers soupirs
Pas loin de 600 pages, ça s'énerve après la 200ème pour une intrigue sans aucune surprise. Il y a un intérêt quand même pour l'atmosphère de cet endroit, une tourbière en Irlande... haut lieu de l'archéologie de l'âge du fer, ça paraît morne autant vous le dire !
3 ou 4 histoires de coeur, mais aucune ne vous émotionnera sérieusement.
27 octobre 2006
La Chambre des Morts - Franck THILLIEZ
Thriller, collection Pocket. ISBN 2-266-16295-0.
Prix des lecteurs, "quais du polar", effectivement c'est de la littérature de gare, racoleuse et bon marché. Je ne comprends pas ce qu'on lui trouve à ce nouvel auteur à succès. L'originalité du roman réside en sa localisation, le nord c'est glauque et les tueurs en série y sont crédibles, voire tristement célèbres... du Nord à la Belgique puis la Lorraine le vivier des enleveurs d'enfants, le plat pays des caves humides.
Ce livre est un patchwork de clichés et d'ingrédients volés aux succès de Chattam et surtout aux films d'horreurs de ces dernières années, on retrouve blair witch, destination finale, l'effet papillon... par touches successives, un peu d'ésotérisme "inavoué".
Le personnage principal, une femme ordinaire s'il en est : mère célibataire ensommeillée, sans vie sexuelle qui compense par le chocolat et les pizzas froides... Fiasco ! F Thilliez ne parvient pas à la rendre attachante, son idylle avec un collègue semble irréelle, globalement on sent que l'auteur la voulait atypique mais elle ne décolle pas du statut "incrédible".
Le dénouement est bâclé sur les 15 dernières pages. L'héroïne se jette dans la gueulle du loup, aux mains du monstre elle est sauvée miraculeusement par son collègue dans des circonstances que l'auteur lui même renonce à nous décrire.
Rien de palpitant, une succession de déjà vus. L'auteur surfe sur la vague d'un nouveau genre à succès, mais sans jamais l'enrichir de sa propre imagination ou d'un quelconque talent d'écriture.
26 octobre 2006
Une nouvelle enquétrice
Stéphanie est chargée d'arrêter un gros dur. De plus Morelli lui met des batons dans les roues.
Série de gag, tous les malheurs du monde tombent sur cette pauvre chasseuse de primes. Mais le pire est sans doute sa grand-mère.
Vous ne verez plus les veillées funêbres de la même façon.
Polar toujours très drôle.
25 octobre 2006
Nyctalope n'est pas un gros mot !
Comme son prénom ne l'indique pas forcément, Dominique Sylvain est une femme, née le 30 septembre 1957 à Thionville en Lorraine. Elle travaille pendant une douzaine d'années à Paris, d'abord comme journaliste, puis comme responsable de la communication. Elle habite actuellement à Tokyo. « MANTA CORRIDOR » est son 9ème roman.
J'ai beaucoup aimé son dernier roman "Manta Corridor"... !
Tout d'abord j'ai aimé les déambulations Parisiennes : le vrai Paris, les détails qui donnent envie d'aller traîner vers le canal St Martin et certains passages commerçants du 10ème. On espère secrètement y retrouver quelques figures du roman (?). C'est un peu le sentiment qui me restait après avoir lu "pars vite et reviens tard" de Fred Vargas : un quartier avec son charme et une micro-humanité, des personnages hauts en couleurs et un peu décalés (moins décalés que chez Vargas, mais plus colorés). Les enquêtrices de Dominique Sylvain sont bourrues et déterminées, mais l'auteur ne casse pas le rythme des investigations en leur observant le nombril ! pourtant la personnalité de ces deux femmes très complémentaires est bien présente. Voilà pour l'ambiance.
Pour l'enquête, c'est assez trépidant, pas de temps mort, on avance... on avance ! et d'une banale enquête de quartier on en arrive à une aventure sous les tropiques, à la pègre des milieux de la nuit parisienne, aux batailles navales de la seconde guerre mondiale dans le pacifique, à une confrêrie nazie, à des lingots d'or.... !! mais tout celà ne saurait être sans l'appui de quelques faux-vrais proverbes africains "le guerrier qui sait y faire attrape la poule par la patte et le singe par la cervelle", et beaucoup de mots inventés, sans compter nyctalope qui n'est ni inventé, ni un gros mot :-)
Je n'oublie pas qu'il y a des méduses très dangereuses et des raies manta sublimes de 7 m d'envergure qui planent dans des cathédrales sous-marines, c'est magique.
A m'en lire nous sommes au bord du Carpharnaüm, et pourtant les noeuds se délient avec aisance sous la plume de Dominique SYLVAIN qui nous tient d'un bout à l'autre un sourire aux lèvres :)
14 octobre 2006
PIEGE à éviter
Lorsque vous aurez terminé de lire la très attrayante 4ème de couverture vous aurez lu tout le meileur de ce roman : que des promesses ! on pourrait aussi signaler, pourquoi pas, l'esthétique de la couverture, fort réussie. Contrastée de mat et de brillance, de différents tons de gris au noir le plus pur, des bribes d'écriture calligraphiées flirtent avec un sceau moyen âgeux et l'on se réjouït à l'avance d'avoir dénicher LE thriller gothique qui réveillera nos émotions du "nom de la rose" et du "da vinci code" réunis...
Il n'en est rien sachez le. J'ai donné 2 chances en vain à cette intrigue, comprenez : les 50 premières pages et les 50 suivantes, je renonce. Il ne s'agit que des déambulations étudiantes dans l'université de Princeton, mais la fantomatique intrigue historique ne prend jamais corps, la curiosité du lecteur n'est même pas émoustillée tant il se débat pour trouver un fil d'ariane dans ce récit sans âme ni coeur...
Le défaut majeur de l'écriture, est-ce parce qu'il a été écrit à quatre mains ? vient d'un constant détachement de l'histoire alors que le narrateur en est protagoniste, comment peut-on être héros au coeur d'une prétendue intrigue et en faire le récit avec une distance scientifique ?
Enfin c'est assez curieux, mais le contenant des éditions Michel LAFFON étant des plus attractifs, je me dois de vous mettre en garde contre une tentation qui s'avèrerait si décevante en son contenu...
13 octobre 2006
classique
Vous essayez de mélanger hommes politique, escrocs, maffieux, juges et policiers dans une même combine. Pratiquement partout il y aura un homme pour se lever et dire non! Partout sauf dans un village gaulois, plus exactement à Nice. C'est cette salade qu'une nouvelle fois un polar dénonce. Bon polar, efficace.