Réservoir' blog

mercredi 18 décembre 2013

Inscrite ! Challenge "En 2014, je lis du théâtre !"

Une décision facile, ma participation au nouveau challenge d'ANKYA "En 2014, je lis du théâtre !".

Je m'inscris modestement à la catégorie  "J'ai vu de la lumière alors je suis entré(e)." avec un seul titre, qui n'étonnera personne : 

"Le contrat" un western psychanalitique en deux actes et un épilogue, de Tonino Benacquista.

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dimanche 15 décembre 2013

Quand souffle le vent du nord - Daniel Glattauer/La lettre à Helga - Bergsveinn Birgisson

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J'ai d'abord lu "Quand souffle le vent du nord" sans laisser à Comète le temps de me le prêter. Pas tellement par empressement au challenge d' Heide, mais parce que le sujet des échanges électroniques est en liste pour mon prochain examen, je suis studieuse donc ... Ce recueil de mails entre deux inconnus me promettait de renouveller le genre épistolaire, attisait mon envie de revivre des jeux de séduction éprouvés, la perspective d'une aventure légère et distrayante ; ce fût.

Séduire par l'écriture, le charme du mot qui est choisi. Mesurer la densité de son message, la sensibilité du lecteur, surprendre ou décevoir à desseins ... une stratégie que l'on ne s'avoue pas mais qui prend tounure d'envoûtement et piège dans la sincérité au rayon des grands sentiments. Du plaisir ! on vibre avec ce couple d'inconnus, le lecteur aussi tombe en sentiments, se surprend d'impatience! Hélas on tourne en rond, Daniel Glattauer piètine, répète les renoncements de dernière minute, le roman sombre alors dans un cumul des situations peu crédibles même si le lecteur est tenté d'y croire encore. 

Je préterai tout de même ce livre pour un bon divertissement, une histoire sentimentale qui se lit sans gêne, mais qui déçoit.
 

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A la suite de quoi, "la lettre à Helga" n'a rien à comparer, allez savoir pourquoi je les compare ! Parce qu'il s'agit d'une lettre certes, une seule lettre, comme l'épilogue d'une histoire qui n'a pas trouvé son interlocuteur. Je discerne maintenant que là se tient ma déception, une lettre écrite pour rien, dont l'auteur savait qu'elle ne serait pas lue. Le point final d'une lâcheté à son comble.
J'aime l'Islande d'Arnaldur Indriðason,  les paysages de solitude, la force et la rusticité des islandais. Je comptais bien retrouver cette attirance dans les pages de Bergsveinn Birgisson, qui plus est une lettre d'amour. Mais ici la rusticité est brutale et dégradante, l'amour se contente du désir, l'ensemble est navrant.
 
L'écriture m'a laissée sans émotion et sans l'émulation des nombreux billets admiratifs que j'avais pu lire, il me semble que j'aurais abandonné ce livre. C'eût été dommage car mon plus grand motif de déception était à la fin. C'est pourtant des deux livres celui où je peux retenir une citation :
" Quand je survole des yeux cette tranche du passé, je me dis que mieux vaut ne jamais croiser l'amour sur sa route -car une fois qu'on l'a perdu, on se retrouve bien plus mal loti qu'avant."  Un avis qui retient mon attention tant j'hésite à le partager.
J'ai cependant lu ce livre avec le plaisir qu'il me soit prêté par Philisine, (merci), je ne suis qu'un maillon à la suite d'une chaîne de lectrices qui l'ont aimé.

lettres

vendredi 1 novembre 2013

La vie devant soi, Romain Gary (Emile Ajar)

 

challenge

 

Je commence seulement ma liste du challenge des lacunes et déjà je me dis que les classiques ne le sont pas devenus par hasard !  Il est toujours difficile de classer ses émotions de lectures, de répondre à la question "quel livre prendriez vous pour aller sur une île déserte ?", faire son top 5 ... il est évident que lorsqu'on lit beaucoup, parfois depuis longtemps, nombreux sont les coups de coeur qui nous ont chavirés ... Mais ce roman est sans aucun doute celui qui m'a le plus ahurie, d'un bout à l'autre. 

Quel prodige. Romain Gary invente un langage d'une force extraordinaire qu'il tient sans faiblir sur 300 pages. Une sorte de dialecte qui mixe le langage populaire, un mauvais français enfantin, des grossièretés de rigueur, des arrangements phonétiques avec d'autres origines et tant de quiproquos qui font dire une vérité par son contraire. C'est la langue de Momo. Chaque phrase est un coup de poing, chaque phrase. D'une irrésistible drôlerie par le langage de ce môme et une inévitable stupeur par le contenu du récit. J'ai ri avec de grands yeux effarés et c'est une expérience que je n'oublierai jamais.  

Même si certains passages sont presque drôles, ils ne sont jamais sans drame, c'est une lecture éprouvante. Difficile d'en lire plus de quelques pages à la fois, c'est à cause des coups de poing. Mais Momo me manquait très vite et j'y retournais dès que possible. On l'aime ce fils de pute. On comprend vite que Mme Rosa s'y est attachée aussi. Momo résume ainsi la vie de Mme Rosa : 

" Je ne sais pas du tout de quoi Madame Rosa pouvait bien rêver en général. Je ne vois pas à quoi ça sert de rêver en arrière et à son âge elle ne pouvait plus rêver en avant. Peut-être qu'elle rêvait encore de sa jeunesse, quand elle était belle et n'avait pas encore de santé. Je ne sais pas ce que faisaient ses parents mais c'était en Pologne. Elle avait commencé à se défendre là-bas et puis à Paris rue de Fourcy, rue Blondel, rue des Cygnes et un peu partout, et puis elle avait fait le Maroc et l'Algérie. Elle parlait très bien l'Arabe, sans préjugés. Elle avait même fait la Légion Etrangère à Sidi Bel Abbès mais les choses se sont gâtées quand elle est revenue en France car elle avait voulu connaître l'amour et le type lui a pris toutes ses économies et l'a dénoncée à la police française comme Juive. Là, elle s'arrêtait toujours lorsqu'elle en parlait, elle disait "c'est fini, ce temps-là", elle souriait, et c'était pour elle un bon moment à passer.

Quand elle est revenue d'Allemagne, elle s'est défendue encore pendant quelques années mais après cinquante ans, elle avait commencé à grossir et n'était plus assez appétissante. Elle savait que les femmes qui se défendent ont beaucoup de difficultés à garder leurs enfants parce que la loi l'interdit pour des raisons morales, et elle a eu l'idée d'ouvrir une pension sans famille pour des mômes qui sont nés de travers."

Difficile de citer un passage comme mon préféré ou d'en choisir un plus époustouflant que l'autre, chaque page mérite d'être cornée jusqu'au décès de Madame Rosa :

" Ce n'est pas vrai que je suis resté 3 semaines près du cadavre de ma mère adoptive parce que Madame Rosa n'était pas ma mère adoptive."

Dans l'ensemble ce récit se passe de commentaires.

 

L'avis de Bene31 et XL, en lecture commune.

La liste des contributions au Challenge des lacunes. 

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LC R'B

jeudi 31 octobre 2013

Message des hommes vrais au monde mutant - Marlo MORGAN

 

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Un peu livre d'aventures, où l'on trouve de la spiritualité mais pas de littérature. Un bien curieux livre que je me suis forcée à lire sans y trouver de plaisir et en cherchant les messages. Les messages y sont distillés nombreux, mais ne parviennent pas à convaincre... même une convaincue !

L'auteur, américaine, a été l'élue d'une tribu d'aborigènes pour traverser le désert australien dans le plus complet dénuement, sauf peut-être la nudité justement qui lui a été épargnée et je me demande si ce n'est pas plutôt l'auteur qui épargne un public américain puritain. Le but de ce périple se dessine doucement comme une épreuve pour l'élue "mutante" de notre monde moderne, choisie pour être éveillée à la nature et initiée aux secrets de la sagesse aborigène. La tribu lui délivrera un message ultime pour le monde mutant.

J'ai été gênée par la révélation de phénomènes surnaturels, ésotériques même (télépathie, invisibilité, guérison miraculeuse), cités sans grande sensibilité ni justification, à peine évoqués parfois, lecteur débrouille toi.

Cependant de belles pensées sont reportées :

"- Si avancer en âge n'est pas une occasion de fête, que célébrez-vous, alors ?

- Le fait de devenir meilleur. Nous fêtons celui qui, par rapport à l'année précédente, est devenu meilleur et plus sage. Comme chacun est seul à pouvoir juger de ses progrès, c'est lui qui dit aux autres que le moment est venu d'organiser la fête."

" Mais la grande différence entre les humains de notre époque et ceux des origines, c'est que les Mutants sont habités par la peur. Le Vrai Peuple ne connaît pas la peur. Les Mutants menacent leurs enfants. Ils ont besoin de sanctions pénales et de prisons. Même la sécurité des gouvernements est fondée sur la menace armée envers les autres pays. Pour la tribu, la peur est une émotion du royaume animal où elle joue un rôle important dans la survie. Mais si les humains connaissaient l'Unité divine et comprenaient que l'univers n'est pas le fruit du hasard mais un plan en cours de déploiement, ils ne pourraient pas avoir peur. Ou vous avez la foi, ou vous avez peur, mais vous ne pouvez avoir les deux. Les choses engendrent la peur et plus vous posséderez de choses, plus vous aurez peur. Et, finalement, vous vivrez votre vie pour les choses."

Un livre qui n'est pas très distrayant donc, mais qui peut vous plaire plus qu'à moi.

jeudi 17 octobre 2013

84, Charing Cross Road - Hélène HANFF ... et Franck DOEL

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Quelle bonne idée que le Challenge "en toutes lettres" lancé par Heide ! Difficile pourtant de trouver des titres à mettre en liste, ayant déjà lu, et adoré, "Les liaisons dangereuses", "Le cercle littéraire des éplucheurs de patates" ... et puis ce petit livre m'est tombé dans les mains ! au hasard d'un rayon Fnac, c'est une chose qui arrive rarement depuis quelques années que je suis les blogs de lecteurs compulsifs. Je note tant de livres que je ne laisse plus de place au hasard, mais je ne suis pas à l'abri de rater un train, la Fnac St Lazare est un refuge.

"84, Charing Cross Road" est un recueil de correspondances, pas une oeuvre de fiction, entre une lectrice Américaine avertie et une librairie Londonienne de livres rares. Cette relation commerciale au départ, donnera une relation épistolaire suivie et amicale. On s'en délecte à l'avance, on imagine cocasseries et romantisme, de l'humour So British et quelques intrigues. Rien de tout cela, rien de rien. On se gave d'échanges de références érudites entre deux formules de politesse, c'est répétitif, c'est ennuyeux. On traverse une trentaine d'années Anglo-Américaines sans apprendre grand chose de plus que la pénurie alimentaire à Londres et l'affluence de cafards à New York. C'est peu, c'est bien peu pour un livre à succès.

J'ai lu ici et là des comparaisons avec le fameux "Cercle littéraire des éplucheurs de patates" et c'est vrai que tout de suite on y pense, parce qu'on en attend autant, ce n'est hélas pas du tout le cas et je conseille fortement la lecture du "Cercle ..." plutôt que celle-ci.

 

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Posté par fersenette à 12:31:54 PM - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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dimanche 13 octobre 2013

Bartleby le Scribe, Herman MELVILLE

 

bartleby-le-scribeIntriguant petit récit, pesant et j'ose l'écrire, perplexifiant, tel que Bartleby peut l'être. Personnage enigmatique et il le restera, jusqu'à la démonstration ultime de sa force d'inertie, finalement il ne "préfére pas" vivre. Tout le long de l'histoire il ne "préfèrerais pas" faire tout ce qu'on attend de lui et s'oppose avec la force du calme, renvoyant l'autre à ses questionnements, le laissant développer culpabilité, compassion ou colère selon l'émotion disponible chez son interlocuteur. 

Ce stratagème, dont on ignore toutes les motivations, rappelle le silence du psychiatre qui provoque un intense désarroi, faisant curieusement jaillir la vérité que le patient était le plus déterminé à dissimuler.

Ce livre est presque un conte philosophique, aucunement palpitant, sans effet de style qui aurait pu me transporter par plaisir à la dernière page. Je me félicite donc de ne pas avoir abordé l'auteur par la lecture, beaucoup plus conséquente, de Moby Dick. A moins que ce n'eût été précisément le bon choix, mais "je préfèrerais pas".

 

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- Ce billet est le 1er de ma participation au challenge des lacunes -

 

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samedi 5 octobre 2013

The Versatile Blogger Award

Le principe de ce tag :

1) Afficher le logo de cet award en tête du billet

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2) Remercier la blogueuse/le blogueur qui vous l’a décerné, c'est à dire Philisine CAVE, du blog Je me livre : merci ! 
3) Lister sept liens qui parlent de moi :
- Solutions locales pour un désordre global, (lien du film entier sur YouTube) 
Grâce à ce film, j'ai découvert véritablement le monde dans lequel je vis et doucement j'ai compris ce que, comme vous, je subissais. Depuis j'ai changé mes habitudes et je réoriente ma vie, je veux vivre dans un environnement sain et participer à un changement pour la préservation de l'humain.
- Dans un film la scène ne dure que 5 min, dans la vie elle peut durer 10 ans, vous tuer.
- dégustation vignes et sens, il y a 2 semaines, un super moment, très instructif où je n'ai dégusté que des bons vins naturels. Liste des 6 bons vins, dont les 2 que j'ai adorés : côtes du Jura et Bourgogne hautes-côtes-de-Beaune ;-)
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- j'adore les sushis, et pourtant je m'efforce de devenir végétarienne, mais c'est plus difficile pour les sushis que pour une côte de boeuf dont mon cerveau a déjà oublié l'existence. 
- Un peu de moi vraiment, le chemin est encore long.

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- Paysage de mon présent-passé dessus, image de mon futur dessous : 

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- Samedi prochain le 12 octobre 2013, je vais participer à un sit-in contre la firme Monsanto, ce mouvement est mondial. Le même jour, dans le monde entier, nous  réclamons la fin des monopoles sur nos aliments, refusons les OGM et la pollution de nos sols, et plus encore désirons apporter notre soutien aux porteurs d’alternatives, à la fois solidaires, responsables et écologiques.
Le lien album de la précédente marche mondiale en mai 2013 a été signalé comme abusif sur Facebook, mais par qui donc?  
4) Nominer 15 autres blogueurs  : Qui veut ? 

dimanche 22 septembre 2013

Petit vrac du dimanche

9782253164890-T Lu sur le conseil de Pierre Faverolle, un très bon roman noir, premier roman d'Erin KELLY, qui se trouve être une beauté-star-journaliste Britannique ... et un excellent écrivain. La perdition de jeunes adultes dans la drogue et l'alcool m'a souvent dérangée, au point d'en faire un cauchemar, mais j'ai beaucoup aimé l'écriture, retrouver Londres à tous les chapitres et l'originalité de cette histoire forte. Le livre doit voyager vers Fantasio dans quelques jours ... 

" Le reste de la pièce abritait des portants, des tiroirs, et des placards remplis de tissus enchevêtrés, aux couleurs discordantes, qui semblaient lutter pour attirer l'attention."

"par un pur hasard, sa coiffure est à la mode"

glattauer_quand_souffle_vent_nord lettres Je me suis inscrite au Challenge "en toutes lettres" chez Heide, avec le titre "le vent du nord" de Daniel GLATTAUER. Une comète m'a dit beaucoup de bien de ce livre ! et j'ai adoré tous les romans épistolaires que j'ai lus. J'ajoute, dégoté au hasard de la Fnac : "84, Charing cross Road" d'Helen HANFF

charingcrossroad

 

 

LC R'B voyage_au_bout_de_la_nuit

LF CELINE, "voyage au bout de la nuit" revient dans plusieurs listes du "Challenge des lacunes",

je vous le proposerai en Lecture Commune, pour une échéance de printemps ...

 

challengeVous êtes encore quelques inscrites à ne pas avoir publié votre liste ;-)

 

Posté par fersenette à 01:01:00 PM - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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