Réservoir' blog

Quelques avis ou tuyaux, des auteurs, des passions et parfois des déceptions, un peu d'humeur.

samedi 5 décembre 2009

Bollywood culinaire

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4ème de couverture ... inde

Un écrivain à succès, un médecin très médiatisé, miss Lalli et sa nièce, et des jetsetteurs très en vue se retrouvent dans une vieille bâtisse à la campagne pour un week-end gastronomique, qui s'annonce des plus plaisants. L'ambiance se délite quand on découvre le cadavre de l'un des convives. Commence alors un Cluedo grandeur nature ... Miss Lalli n'a pas dit son dernier mot.

Le côté Britannique ...

Ecrit en anglais ce roman policier porte le sceau des romans d'Agatha Christie. Bien que je n'en ai pas lu depuis mes jeunes années il me souvient bien des ingrédients. On rassemble sous quelque prétexte, un week-end sera parfait ; des personnages presque caricaturaux comme une jeune actrice ou un général en retraite qui tous auraient un mobile pour tuer ; dans un cadre qui a son cachet par exemple un vieux manoir ; sans oublier un enquêteur discret mais très observateur, on préférera une Miss, pour réunir au final les protagonistes afin de leur révéler la terrible vérité. Ce petit air de Cluedo avec un plan de la villa en introduction m'a vraiment rappelé des lectures de débutante, et pourtant il y avait un je ne sais quoi de moderne dans ce roman policier.

Ce que j'ai aimé ...

Une atmosphère Bollywoodienne parfois grotesque mais savoureusement indienne, naïve, souriante et exaltée dans les sentiments. Quelquechose de tout à fait indien. Les couleurs, les épices, les festins, la danse sont là pour accentuer l'effet. Par volonté de la traduction le récit est truffé de vocabulaire Indi, Ourdou, Tamoul ... ce qui oblige le lecteur à se référer au lexique en fin de roman, à moins que comme moi vous ne vous contentiez du mystère de ces langues inconnues.

Ce que je n'ai pas aimé ...

L'histoire avance sans rythme, au gré d'un style irrégulier. Il y a d'excellents passages qui ponctuent un ensemble assez poussif :

« - Je ne connais rien au monde de la gastronomie, dis-je franchement.

Mr Bajaj sourit. Un sourire glacial qui m'évoqua les nuits froides et l'impossible distance des étoiles.

- Je vais devoir me rendre compte par moi-même, conclut-il aimablement. »

L'humour de Kalpana SWAMINATHAN m'a dérangée, assez drôle pourtant mais grossièrement féminin. Une variante trop acide de ce qui aurait pu être piquant :

« Sane, qui est piégée tel un poisson un peu gras dans des choses arachnéennes en mousseline de soie et un corsage qui a l'air d'un Wonderbra porté devant-derrière. Elle doit être la seule femme au monde à exhiber un décolleté dans le dos. »

Globalement ...

C'est un who-done-it sans remous, le premier cadavre que tout lecteur aura prévu arrive après deux tiers du roman. Pour un polar à dominante gastronomique disons que l'intrigue manque de saveurs.

Cette chronique est en liste pour mon "défi Littérature policière des cinq continents"

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vendredi 19 juin 2009

j'entends les cigales ... swap de nos régions.

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Hum !... P1010142la bonne odeur de Pastis qui se dégage du colis de Sabine, plus exactement des sachets BIO de "tisane de Marseille", c'est tout à fait moi ce BIO pointé d'humour ;-)

Une autre senteur comme une promesse c'est un sachet de graines de Lavande, j'espère que j'aurais la main verte pour l'aider à pousser en Normandie. Un petit coin de ciel bleu pour couronner l'ambiance, il aura son petit effet au coeur de certains romans bien noirs qu'il m'arrive de lire (!)

P1010148Le Must, un très raffiné sachet signé Jeff de Bruges, toujours sous le signe de la Provence : Minis Calissons d'Aix et de belles Olives chocolatées d'un beau vert brillant elles sont sublimes. L'étiquette me laisse jusqu'en 2010 pour déguster le tout : ça m'étonnerait bien, 2010 secondes à la rigueur ... en Normandie aussi on aime les douceurs :-).

Et encore dans le mille : le choix des livres. Vraiment bravo Sabine, quel nez !

Depuis longtemps je voulais lire un auteur policier très réputé pour son écriture de l'atmosphère Provencale : Pierre MAGNAN.

Plus délicat encore le choix d'un titre, peu connu je crois, de Marcel PAGNOL. "Jofroi", vous connaissez ? une histoire courte, un dialogue qui me parait déjà très savoureux.

Rien ne t'a échappé Sabine : le BIO, le polar, l'humour, le goût nouveau pour les nouvelles. Le tout en adéquation avec le thème de ce swap, ton univers, et mes lectures. C'est un sans faute. Je crois que tu as confectionné ce colis avec plaisir et attention, j'en suis très touchée. 

mercredi 24 septembre 2008

Sa première fois ...

amourmortLes jeux de l’amour et de la mort, rien à voir avec Marivaux ! Ici meurtres, peinture contemporaine, Bars louches à San Francisco ...

   

Thomas Soler est un jeune peintre parisien qui peine à s'imposer, pas de contacts mondains et donc pas d'accès aux galeries d'art. Mais le hasard lui fait croiser son idole, le très riche et très célèbre peintre américain RS Gaylor. Tom trouvera le moyen de se faire introduire auprès de lui au cours d'une soirée très courue. Malheureusement, non seulement il ne parvient pas à se faire remarquer, mais il découvre le cadavre de l'américain qui l'avait introduit à la soirée dans le bureau du maître. Un peu sensible comme on le verra ensuite le jeune homme s'enfuit, et là en revanche on le remarque ! ... Le voilà suspect idéal dans cette affaire dirigée par l'inspecteur Galtier.

Cet inspecteur Galtier est donc le premier inspecteur de Fred VARGAS. Le premier roman de Fred Vargas pourra paraître assez classique à ceux qui ont lu les suivants. Néanmoins on reconnait déjà un écrivain inventif aux personnages décalés, aux histoires improbables mais tentantes.

L'auteur nous sème sur différentes pistes mais surtout je dirais sur différents point de vue, car elle alterne les narrateurs ce qui distrait le lecteur d'une réflexion suivie, et lui évite l'ennui par un va et vient d'atmosphères et d'état d'esprit.

Sur ce premier roman Fred Vargas est encore un peu timide dans son humour et dans la consistance de ses personnages, et pourtant on sent bien l'Adamsberg qui sommeille en l'inspecteur Galtier ! Mais c'est là qu'elle propose un roman policier plutôt dans la "norme" en laissant prédominer l'intrigue, ses noeuds et ses dénouements plutôt que l'originalité des protagonistes.

C'est un bon roman policier (prix cognac 1986), mais pas encore un bon Vargas. Pour autant c'est un rom'pol très prometteur de la future grande Fred Vargas qui mérite bien d'être lu.

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mardi 26 août 2008

à la sauce dieppoise !

Yvonne BESSON est venue me surprendre dans ma lassitude de lectures décevantes.

L'auteur

D'origine bretonne YB enseigne le français et vit à Dieppe, petite ville portuaire de haute-normandie. Prédestinée à la littérature par le contexte familial d'un père libraire et d'une mère enseignante.YB traite de ce qu'elle connait puisqu'elle situe ses romans policiers dans la petite ville de Marville, un clone de la ville de Dieppe, dans le milieu enseignant et culturel.
"un coin tranquille pour mourrir" est son dernier roman paru en 2004, précédé de :
"meurtres à l'antique", 1998.
"la nuit des autres", 1999.
"Double dames contre la mort", 2002.

Quelques sites et interviews que j'ai trouvé intéressants sur le web :

http://www.seinemaritime.net/tourisme/Portraits-de-Seinomarins/continue-la/Yvonne-Besson
http://lycees.ac-rouen.fr/hurlevent/travaux/Besson/besson.htm
http://yvonnebesson.rayonpolar.com/

(sur le dernier site ci-dessus, site officiel d'Yvonne BESSON, vous retrouverez en bonne place quelques photos de notre ami Claude Mesplède)!
On peut aussi s'apercevoir que l'ambiance enfumée au goût de rhum de son roman est assez autobiographique ...

L'histoire

Un tueur en série fait le récit de sa démarche meurtrière sur un journal intime destiné à sa postérité au fur et à mesure que ses crimes se déroulent autour d'un cercle d'enseignants de la ville de Marville.
Carole Riou nouvellement nommée commandant de police judiciaire à Rouen, et en pleine remise en question de sa vocation, va pourtant prendre en charge cette enquête au coeur d'une ville et d'un milieu qu'elle fréquente au quotidien.

Mon opinion

Ce roman m'a enchantée parce qu'il est délicatement venu se nicher dans ma boite aux lettres à un moment où j'avais besoin de lui. J'ai plongé toute entière dans ce portrait sans pitié d'une communauté intellectuelle provinciale qui tente de maintenir l'activité culturelle d'une ville échouée. L'historique économique de Marville, son contexte social, et l'actualité politique des réformes de l'enseignement permettent à l'auteur de développer des personnages réalistes en crise morale.

J'ai trouvé cependant que l'auteur a un peu trop politisé son roman en plaçant ouvertement le clivage gauche intellectuelle/droite cupide d'une manière très réductrice. J ai aussi regretté de ne pas trouver chez YB l'humour qui me plait tant chez Fred Vargas ou Brigitte Aubert.

Très intéressant également dans ce roman un petit plaidoyer pour la littérature policière, et pour ses auteurs qui ne déméritent pas d'écrire du polar plutôt que de la poésie ou du théâtre, tandis que le thriller sanglant et complaisant est fustigé. Je vous livre, une fois n'est pas coutume, un petit extrait :
" - Vous semblez mettre tous les livres dans le même sac à chimères. Il n'y a pas que ceux que lit Marc ! Je concède qu'ils s'apparentent à un jeu, genre Cluedo. Mais beaucoup de romans noirs décrivent bien la réalité, dénoncent une société pourrie engendrant des tueurs froids, ne se complaisent pas dans l'enquête pour l'enquête. On en a besoin, non, de cet oeil critique de l'écrivain sur le monde qui l'entoure ?"

"un coin tranquille pour mourrir" est l'illustration exacte de la description ci-dessus, d'ailleurs l'enquête pour l'enquête et le dénouement ne vous apporteront pas tant de plaisir que la peinture de ce microcosme littéraire sous la pluie d'une petite ville de province qui se meurt.1_coin_tranquille_pour_mourrir

Posté par fersenette à 07:44:00 PM - Opinion POLAR Livre - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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samedi 4 novembre 2006

J'ai soupiré

erin_hartErin HART - Le lac des derniers soupirs

Pas loin de 600 pages, ça s'énerve après la 200ème pour une intrigue sans aucune surprise. Il y a un intérêt quand même pour l'atmosphère de cet endroit, une tourbière en Irlande... haut lieu de l'archéologie de l'âge du fer, ça paraît morne autant vous le dire !

3 ou 4 histoires de coeur, mais aucune ne vous émotionnera sérieusement.

dimanche 1 octobre 2006

Compulsion - Keith ABLOW

compulsionCompulsion est un roman de Keith Ablow.
Or il convient de préciser Docteur Keith Ablow, cet écrivain est avant tout psychiatre-criminologue.
Il y a encore deux ans j'étais en pleine période "psy" et je ne lisais quasiment que des ouvrages en rapport avec cette discipline, parfois assez pointus. Ce roman devait donc me séduire, mais certainement pas par sa couverture que je trouve épouvantable, et qui se révèle d'ailleurs être peu en rapport avec le coeur du livre. Ce roman policier est une enquête menée par un psychiatre, le policier chargé officiellement de l'enquête reste lui très en retrait des investigations.
Du point de vue des remarques et des analyses psychiatriques ce livre est très judicieux, c'est une agréable surprise, mais c'est la moindre des choses de la part d'un auteur-docteur. Pour ce qui est de l'intrigue policière elle est très décevante, et même inintéressante.
A conseiller aux fans de psycho mais pas aux fans de polars...

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