mardi 1 septembre 2009
J'en suis

Evidemment il me reste des défis incomplets mais qui seront réalisés, 2 lectures encore sur le défi des littératures policières 5 continents, et 1 ou 2 (?!) sur le blog-o-tresors. L'objectif PAL est une idée qui avait germée chez moi aussi cet été sans parvenir à la définir clairement. A présent tout est évident car comme le dit si justement ANTIGONE : "cette PAL (Pile A Lire) qui végète et m'empêche d'aller gaiement de l'avant vers de nouveaux livres et de nouveaux achats ! ". Soit comment s'en sortir pour avoir le bonheur d'y replonger :-) Pathologique et plaisante cette idée m'a convaincue.
J'ai quelques billets de retard, actuellement beaucoup plus portée à lire qu'à écrire, mes prochains avis seront succints.
Je vous souhaite de belles lectures !
jeudi 13 août 2009
ROSEANNA
« Roseanna », par Maj Sjöwall et Per Wahlöö, traduit de l’anglais par Michel Deutsch, Rivages/Noir (2 avril 2008), 312 pages. Poche. 9 €. ISBN : 2-7436-1804-3
Maj Sjöwall est née à Malmö en 1935, elle écrit toujours. Per Wahlöö né en 1926 à Göteborg, est décédé en 1975. Ils s’étaient mariés en 1962. « Roseanna » (1965) est le premier volume à quatre mains.
Bien entendu j’avais déjà lu de bonnes et nombreuses critiques sur l’œuvre de ce couple d’auteurs, mais c’est la très belle couverture, Zen et inquiétante à la fois, de la réédition Rivages qui m’a décidée à tendre ce titre pour une dédicace à Maj Sjöwall lors du Salon du polar à Montigny les Cormeilles. C’était la première fois que je faisais ce geste et je m’en suis tout de suite trouvée extrêmement gênée car Maj Sjöwall est âgée, écrire mon nom puis signer fut pour elle un long effort que j’avais envie d’interrompre. Elle m’a rendue le livre avec politesse et froideur, mais cette dédicace restera la plus précieuse quand bien même j’en obtiendrais une de Fred Vargas un jour …
Dans le décor de la Suède des années 1960, Sjöwall & Wahlöö extraient une certaine noirceur. Roseanna est un roman policier entièrement lent et glacé, l’intrigue progresse au rythme d’une croisière sur un fleuve, les personnages suédois ont le tempérament de l’hiver. L’obstination est le trait de caractère le plus marqué de l’enquêteur Martin Beck ce qui en dit long sur le rythme et le relief du roman en général.
J’ai la sensation d’avoir lu un roman policier de qualité, hélas cela ne m’a pas évité l’ennui. La victime qui tient le titre est le personnage le plus attachant par son exotisme, sitôt identifiée on découvre une femme libre, indépendante et atypique comme on en fait peu encore de nos jours, finalement. Une proie facile. Le tueur se révèlera un psychopathe insoupçonnable comme on en croise dans tant de romans d’aujourd’hui. Je crois que ce roman était effectivement très novateur pour son époque, encore aujourd’hui la plupart des romans policiers suivent sa trace, mais pour un habitué des romans policiers ce roman ne paraîtra pas extraordinaire sans son historique.
Cette chronique est en liste pour mon "défi Littérature policière des cinq continents"
dimanche 22 février 2009
Portraits bien croqués
Tim COCKEY (USA)
L'auteur :
Etabli à New York depuis une dizaine d'années, Tim Cockey est né et a grandi à Baltimore, une ville à laquelle il est resté très attaché. Il est scénariste pour la télévision (ABC, Hallmark Entertainment). Après Le croque-mort a la vie dure, premier titre de la série, ont paru Le croque-mort préfère la bière, et en 2005 aux éditions Alvik, Le croque-mort à tombeau ouvert. La biographie de Tim COCKEY la plus complète trouvée sur le net : http://www.livres-online.com/-Cockey-Tim-.html
LE CROQUE MORT EST BON VIVANT
L'histoire :
Hitchcock et Libby, c'est de l'histoire ancienne. Mais la belle Libby est de retour... Ses deux enfants sous le bras, elle demande à son ancien amant de l'aider à retrouver sa nurse, disparue depuis une semaine. Hitch, croque-mort de profession et détective malgré lui, se lance dans l'enquête... Il devra garder tout son sang-froid pour ne pas perdre le fil d'une histoire fort encombrante.
Ma lecture :
D'emblée ravie par ce cadeau, une histoire à remonter le moral, touchante attention.
Je m'y suis jetée confiante après l'avoir inclus dans ma liste des "littératures policières 5 continents", petit défi lancé par catherine. La perspective d'un roman déjanté à l'humour ravageur me séduisait par avance, et effectivement le ton sarcastique et vaguement loufoque des premières pages m'a fait découvrir les dents "c'est un enterrement, lui rappelai-je. Tu devrais peut-être planquer tes dents" ; je ne résiste pas à une description du style "à peu près la tête du chien qui crève d'envie qu'on lui lance un bâton" c'est la phrase juste avant l'histoire des dents, autant dire que le plaisir de lecture démarrait sur les chapeaux de roues !
je souriais "comme un requin sourit à un pied pendouillant d'un bateau". Mais je me suis embourbée plusieurs semaines dans cette histoire sans âme, où les personnages décrits pourtant avec autant d'imagerie restent sans épaisseur. Des personnages peints comme des caricatures à la Tex Avery, les descriptions sont incontournables, mais il ne se passe pas grand chose dans ce roman ! L'histoire déambule sans qu'on s'y attache, on oublie l'intrigue, on perd les rôles principaux, on néglige les figurants. Bref, d'un chapitre à l'autre je m'égarais pour sauter de description en description.
Je n'ai pas perdu mon temps pour avoir lu "à mon idée, elle était sur la fin de la trentaine et entendait bien y rester. yeux verts crocodile. Sourire chaleureux, mais doigts glacés" ou encore "Les déhanchements exagérés qui lui furent nécessaires pour se frayer un chemin jusqu'à notre table sont probablement illégaux dans certains pays".
Je ne peux pas regretter d'avoir lu ce livre, je n'ai jamais pris autant de plaisir à lire des descriptions, elles sont toutes savoureuses qu'il s'agisse de personnages ou de situations, elles flattent l'imagination du lecteur. Mais cet attrait n'a pas suffit à m'éviter l'ennui d'une intrigue délayée qui se termine sans surprise et finalement sans aucun intérêt.
Je suis certaine que de ce roman on ne fera jamais un film.
A découvrir quand même, pour l'humour.
Traduit de l'anglais (étatsUnis) par Claire Breton. Paris : Points, DL 2006. 1 vol. (382 p.) ; couv. ill., 18 cm. (Points ; P1496). ISBN : 9782020845496. 






