mardi 15 septembre 2009
Le marié était en robe ...
Un titre dont j'avais lu plusieurs critiques élogieuses au fil des blogs, je l'avais donc noté dans un coin de ma LAL, fictive puisque j'évite pour l'instant de créer une LAL pour palier aux affres de la PAL. Et puis me voilà prise dans les filets d'une offre alléchante sur BABELIO - masse critique
: un livre au choix en échange d'une critique. Pas dur et très tentant, ce livre y figurait et je n'ai pas hésité longtemps.

L'héroïne s'appelle Sophie, elle est complétement folle et c'est elle qui nous en parle dès le début. Elle oublie tout, perd tout, ne se rappelle plus de ce qu'elle a fait. Sa vie est un mystère, et elle même se demande pourquoi comment elle a tué ce petit garçon dont elle avait la garde. Malgrè un état second, elle réagit par instinct et organise sa fuite. On la découvre désordonnée mais intelligente. Course haletante pendant une centaine de pages pour une cavale réussie. Puis le roman bascule, on change de narrateur avec stupeur ... et c'est là que nous découvrons un chef-d'oeuvre de perversité.
Grâce au rythme haletant on ne s'arrête pas aux quelques déjà-vu-si-souvent, c'est lassant à la longue les caves aux murs recouverts de photos volées à la victime. Mais ce roman est un excellent thriller qui ravira les amateurs de suspens, le rythme est soutenu jusqu'à la fin : c'est le plaisir recherché par le lecteur de thrillers.
ça me fait un titre de moins dans ma PAL !
samedi 7 mars 2009
Le sang du temps - Maxime CHATTAM -
Je participe à 2 défis littéraires cette année 2009, dont le blog-o-trésors, proposé par grominou sur son blog : j'ai lu. Pour réaliser ce défi, chaque participant a proposé 10 livres parmi ceux qui lui ont laissé le meilleur souvenir. L'organisatrice a compilé ces titres parmi lesquels les participants doivent choisir chacun 4 titres à lire dont ils feront une critique.
Pour ma part je n'ai pas nécessairement sélectionné les 4 romans que j'avais le plus envie de lire, mais les 4 qui soulageraient ma PAL, parmi lesquels ce thriller : « le sang du temps » de Maxime CHATTAM.
J'ai déjà lu la trilogie du mal et "les arcanes du chaos" du même auteur, j'en garde le souvenir de romans haletants et très modernes. Imités depuis avec beaucoup moins de bonheur par Franck Thilliez. J'avais donc très envie de lire celui-ci dont l'action se situe au Mont St Michel et au Caire à des époques différentes. Maxime CHATTAM tisse deux toiles contrastées dans des univers où les fantasmes et les mystères regorgent.
Pour vous placer un peu l'intrigue, car finalement il n'y en aura qu'une, sachez qu'une jeune femme est cachée par le DST sur le Mont St Michel dont la communauté religieuse va lui confier les clefs. Le Mont St Michel quasi désert (ça c'est vraiment du fantasme) est à elle pour l'hiver. Ce sera le lieu d'une magnifique ode à la lecture. J'imaginais l'abbaye, les remparts, les ruelles, les escaliers comme le terrain idéal pour le mystère et les courses poursuites, mais le suspens sera au Caire. Le Mont St Michel lui sera le sanctuaire d'une lectrice passionnée par le journal intime de Jérémy Matheson, anglais, policier au Caire en 1928. Je ne vous cache pas que si vous êtes fervent lecteur vous vous exposez à jalouser Marion ; l'héroïne qui peut choisir librement n'importe quel recoin du Mont normalement fermé au public pour y lire à l'aise les jours de grande tempête. Orgasmique.
L'intrigue réelle se déroule au Caire où des cadavres d'enfants atrocement démembrés font renaître la légende de « La Goule » , chez Maxime Chattam les mystères sont toujours effroyables, les amateurs du genre ne seront pas déçus cette fois encore. L'auteur manipule le lecteur pour mieux dénouer les fils magiques en toute fin du roman. Mon expérience du genre m'a permise de déjouer l'auteur un peu plus tôt mais c'est assez bien fait malgré tout et surtout très crédible car la psychopathologie du tueur est déliée tout au long du roman. Je ne peux guère plus vous l'exprimer sans trahir le mystère.
Un épisode très intéressant du roman raconte l'expérience horrible du détective dans les tranchées de la première guerre mondiale où nombre d'anglais ont beaucoup souffert. C'est un passage important de l'histoire que j'ai rapproché du roman « un fleuve de ténèbres » de Rennie Airth. Un roman policier que je conseille en particulier à ceux qui s'intéressent au contexte de la guerre dans le polar.
Comme tous les romans de Maxime Chattam celui-ci encore est très bien documenté, vous en saurez plus sur l'architecture du Mont St Michel et sur la vie quotidienne du Caire dans les années 20, c'est certain. J'ai par exemple était ravie de découvrir l'origine du mot qahwa, l'importance et l'atmosphère de ces lieux, sensiblement éloignés de nos caméra-café.
Encore une fois j'ai passé d'agréables moments de lecture avec Maxime CHATTAM dont les détracteurs sont je crois des jaloux qui ne l'ont jamais lu, ou souvent, des pseudo-intellectuels qui considèrent que vendre beaucoup est un gage de crétinisme. C'est une règle un peu simple à laquelle Maxime Chattam fait exception. Son écriture est rapide et souple, le suspens est permanent, l'environnement de l'intrigue est très crédible, très riche. Dans ce roman on flirte un peu avec le surnaturel mais on n'y sombre pas, les scènes qui pourraient être gores restent relativement sobres. Tout le récit respecte un équilibre, une sorte d'alternance entre la violence et l'apaisement, les lieux s'opposent pour mieux se compléter vers la plénitude et le pardon qui sont la finalité d'un des personnages, mais aussi du récit.
J'ai eu la chance de visiter le Mont St Michel la veille d'ouvrir ce roman, une journée d'hiver peu fréquentée. J'imagine que beaucoup de lecteurs ont eu envie d'y retourner ou de le découvrir suite à cette lecture ... Cependant je m'étonne que ce titre ait été cité comme l'un des dix romans les plus incontournables d'une vie de lecteur, ce n'est certainement pas un " chef d'œuvre " de littérature, un très bon roman à suspens oui.
lundi 18 août 2008
ADN foireux
- RAPT DE NUIT - Patricia Mac Donald
ALBIN MICHEL, 383 pages ! 21, 50 euros
Je me suis fait raptée, par un nouveau roman tout frais imprimé mis en avant à la médiathèque. Je n'ai pas trop hésité toute à ma joie d'être celle qui l'avait vu en premier. La convoitise est un vilain défaut ! car je croyais avoir de la chance alors que j'allais tout simplement perdre quelques semaines de lecture fastidieuse quand des romans passionnants m'attendent ...
L'auteur :
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Née à New York le 1er août 1949,Patricia MacDonald est un auteur de romans policiers américain . Elle a suivi des études de journalisme à Boston puis a collaboré à la rédaction de nombreux magazines, de tous styles. Après son mariage avec l'écrivain Art Bourgeau, elle s'intéresse à l'écriture et se destine à la rédaction de romans à suspense. Elle n'a pas vraiment de personnages fétiches.
Ses romans :
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Expiation (The Unforgiven), 1981
Un étranger dans la maison (Stranger in the House), 1985
Petite sœur (Little Sister), 1987
Sans retour (No Way Home), 1989
La double mort de Linda (Mother's Day), 1994
Une femme sous surveillance (Secret Admirer), 1995
Personnes disparues (Missing Persons), 1997
Une histoire de bébé volé
Dernier refuge, 2001
Un coupable trop parfait, 2002
Origine suspecte (Suspicious Origin), 2003
La fille sans visage, 2005
J'ai épousé un inconnu, 2006
L'histoire :
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Une nuit, dans un camping, une petite fille de 9 ans assiste, impuissante à l'enlèvement de sa soeur ainée qui sera retrouvée violée et étranglée. Suite à son témoignage, le coupable est rapidement arrêté et executé.
Néanmoins, vingt ans plus tard, l'affaire est réouverte et une analyse ADN démontre que l'homme exécuté n'était pas le vrai coupable...
Tess, le temoin, n'hésite pas à s'investir dans l'affaire pour faire la lumière sur toute cette histoire et en finir avec la culpabilité qui ne la quitte pas....
Mon avis :
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L'ADN tue le polar !
La science épargne désormais les méninges, on émet une hypothèse ou on ratisse large et on compare les échantillons d'ADN, c'est çà l'enquête criminelle d'aujourd'hui, quel intérêt ? pour le lecteur du moins. Dans la vie vraie évidemment c'est une autre histoire, et ici l'auteur pose l'intéressant problème de la peine de mort, et ses personnages donnent une réponse.
Pour le reste ce roman est romantique, et applique le concept des romans de Mary Higgins Clark. Une belle jeune femme malheureuse est en danger, un bel homme de bonne situation est briévement suspecté par le lecteur avant de s'avérer un sauveur. Nous sommes dans la bourgeoisie américaine de bon ton, et tout se terminera par une belle famille recomposée au bonheur douillet.
Je ne crache pas plus sur ce type de roman, ils ont le mérite de faire lire et d'amener des lectrices au polar, c'est mon cas, il y a + de 15 ans j'ai lu des Mary Higgins Clark, puis des Patricia Mac Donald, puis des Patricia Cornwell ... et me voici parmi vous inconditionnellement fan de Fred Vargas.
Ne jamais désespérer.
lundi 28 juillet 2008
Cochonnerie !
Voilà plusieurs mois que je ne publiais rien. Plusieurs raisons à cela, dont un grand manque d'enthousiasme, en effet mes dernières lectures m'ont beaucoup déçue. C'est une discussion avec xanadu qui m'a convaincue de publier de brefs avis qui ne seront peut-être pas très ciselés, mais auront le mérite de diffuser quelques unes de mes opinions. Par avance, merci de ne pas m'imaginer en vieille mégère aigrie parce que mes avis sont une série noire de déceptions.
Je commence par le dernier lu : PIG ISLAND de Mo HAYDER
Biographie de l'auteur : Enfant terrible, Mo Hayder délaisse les études à l'âge de seize ans. Après dix années d'errance londonienne, " sexe, drogue et rock'n'roll ", elle décide, un aller simple en poche, de s'envoler pour le Japon. Elle y exerce les métiers de serveuse, éducatrice et professeur d'anglais, avant de partir pour les Etats-Unis faire des études de cinéma. De retour en Angleterre, elle occupe un poste dans la sécurité comme garde du corps et écrit Birdman, qui devient un best-seller. L'Homme su soir et Tokyo, Grand Prix des Lectrices de Elle, en 2006, confirment son succès.
Quatrième de couverture : Le journaliste Joe Oakes est un sceptique-né et n'a jamais eu qu'un seul credo : tout s'explique rationnellement. En débarquant sur Pig Island, un îlot perdu au large de l'Ecosse, il est fermement décidé à vérifier si la trentaine d'allumés qui y vivent en vase clos - sous le titre pompeux de 'ministres de la cure psychogénique' - vénèrent le diable comme les en accusent les gens de la côte. Il veut aussi découvrir ce qu'est devenu le fondateur de la secte, le pasteur Malachi Dove, un charlatan qu'il a connu dans sa jeunesse et qui ne s'est pas manifesté depuis vingt ans. Enfin et surtout, il veut tordre le cou au mythe du monstre de Pig Island - une mystérieuse créature filmée deux ans plus tôt sur le littoral désert de l'île par un touriste. Mais rien, strictement rien ne se passe comme prévu...
Joe Oakes, journaliste spécialisé dans la démystification des phénomènes paranormaux, se rend sur Cuagach Eilean (en gaélique, l’île aux cochons), une « pierre précieuse entre Luing, Jura et la péninsule de Craignish, dans un écrin de mer à l’embouchure du Firth of Lorn. » Pourquoi ce surnom ? Autrefois, on y élevait des cochons. C’est un roman noir aux accents gothiques. Le premier que je lis de cet auteur, attirée par la très belle couverture qui rend une ambiance mystérieuse, sombre et presque humide. Nous sommes en terre de légendes, sur une île isolée, non loin de l’Ecosse voilée de brume, j'ai cru entrer dans un thriller aux frontières du genre fantastique.
Au début on y croit, il y a des petits airs du film "le village" de Night Shyamalan, mais malheureusement le soufflet retombe rapidement. Ne serait-ce que par la narration à deux voix qui coupe le rythme. L'épouse du personnage principal, Lexie, intercède le récit de quelques lettres à son psy, cette construction tue l'ambiance et au final n'apportera rien de convaincant, tout au contraire quelques incohérences et des détours inutiles sans aucun aboutissement. Si cette manoeuvre de l'auteur avait pour seul but de lui fournir une victime, c'est cher payé par le lecteur.
Le dénouement qui était assez attendu (en ce qui me concerne) n'arrivera qu'à la toute fin du livre pour vous décevoir probablement avec son insinuation diabolique plutôt grotesque. Un petit nuage noir qui se dissipe au dessus d'une tête pour illustrer un esprit maléfique ... franchement on a vu mieux !
J'évite comme toujours de vous raconter l'histoire, habituellement c'est pour vous laisser toute la découverte et parce qu'à mon sens un avis n'est pas un résumé. Cette fois c'est surtout parce que, si en plus vous connaissez un peu l'histoire, vous n'avez vraiment aucune chance d'aller au bout de cet épais roman sans relief.
Je suis bon public néanmoins car je viens d'acheter "Birdman" du même auteur qui a très bonne presse ...
dimanche 8 octobre 2006
Faut un début a tout...
L'on m'a offert, il y a plusieurs mois déjà (me demande même si cela se chiffre pas en années maintenant), l'Ultime Secret, de Bernard Werber. Ma première réaction, sourire faux au lèvre a été naturellement de remercier, avec cte petit voix, dans ma tête **Werber, c'est pas le cinglé avec ses fourmis ???**
Jamais intéressé à cet auteur, j'ai pris mon courage à 2 mains, pour me pencher sur les quelque lignes, bien sûr, ma curiosité aidant également.
L'Ultime Secret réunit Lucrèce Nemrod et Isidore Katzenberg, deux journalistes.
Isidore fait appel à Lucrèce, qu'il n'a pas vu depuis trois ans, pour l'aider à résoudre le mystère de la mort d'un célèbre neurochirurgien, Samuel Fincher, mort pendant qu'il faisait l'amour à sa compagne, Natacha Andersen, un mannequin célèbre. Pensant que, malgré les apparences, il y quelque chose de peu naturel derrière cette mort, Isidore convainc Lucrèce de l'accompagner à Nice, afin d'enquêter dans l'entourage de Fincher.
Bientôt, l'enquête les guide dans un hôpital psychiatrique isolé sur l'une des îles de Lérins et réputé pour ses méthodes révolutionnaires. Ils empruntent une route qui les conduira dans les méandres du cerveau jusqu'à l'Ultime Secret, en passant par un club d'épicuriens et en revisitant le mythe d'Ulysse. En toile de fond se dessine une réflexion sur l'évolution de la pensée humaine et de la pensée artificielle, ainsi qu'une étude des motivations de l'être humain.
L'Ultime Secret est un thriller scientifique intéressant. Son écriture est tout aussi interessante, est paticulière.
J'en ai presque honte, arrivée à mon âge, après avoir lu tant d'auteurs varié(e)s de ne pas m'être penchée sur son cas. A suivre...










