Lorsque la polémique a enflée sur ce roman, je suis partie au quart de tour contre les censeurs, et j'ai donc acheté ce livre sans attendre une sortie en poche, par acte militant.

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Je l'ai donc lu en priorité de ma PAL, ma curiosité à son comble. Je suis pourtant navrée d'écrire que ce polar me serait tombé des mains sans mon engagement à en écrire un billet (chez Gio). L'histoire ne m'a pas du tout accrochée, mais alors pas du tout, j'ai dû m'obstiner pour parvenir au bout. Je l'ai traîné plus d'un mois. J'y ai vu bien des maladresses, et du déjà lu. Le plus décevant pour moi aura été la description de ce quartier du Marché St Pierre à Montmartre que l'auteur n'a pas su exploiter. Il n'y a pas d'ambiance dans ce roman ! Quant au dénouement, lalie Walker retombe bien maladroitement sur ses pieds avec un profil de tueur très bancal qui cadre mal avec les explications qu'elle apporte.

Côté polémique en revanche, à chaque chapitre je comprenais toute la colère de la direction du marché St Pierre ! En effet ce n'est pas tant le lieu qui est mis en scène que la direction elle même. J'ignore si les frères à la tête du magasin existent réellement, mais par exemple le liftier lui est un personnage réel. La direction est tour à tour mauvais employeur, victime, suspecte, coupable, ...

Je reste convaincue qu'on doit laisser une entière liberté aux auteurs, sans cela la création littéraire n'est plus possible, on peut même écrire du mal de qui on veut, c'est une liberté fondamentale et je l'utilise en ce moment en critiquant un livre que je n'ai pas aimé. Mais je comprends parfaitement que la direction du marché St Pierre se soit sentie dénigrée par le roman.

Aux détours des pages j'ai cependant relevé quelques jolies phrases et j'ai aimé m'arrêter sur des recettes de cuisine bien alléchantes,  qui n'auront hélas pas suffit à relever le plat.