labro

Vous connaissez sans doute ce grand patron des médias, cinéaste et écrivain qu'est le journaliste Philippe LABRO ? Je ne l'avais jamais lu et ce titre était depuis quelques années dans ma PAL. Parce qu'il répondait au challenge ABC2010 et à une humeur sombre du moment, je me suis décidée à l'ouvrir. J'en attendais mieux, alors que ce roman est typiquement ni bon ni mauvais.

Relativement à sa réussite, je trouve que la plume de Philippe LABRO n'est pas éblouïssante, c'est ma première déception. Le ton neutre correspond bien au personnage. Mais c'est surtout le fond qui m'a laissée sur ma faim, car Philippe LABRO ne donne pas de clef, pas de piste, pas de réponse. De sa dépression on ne comprend pas grand chose, ni vraiment d'où elle vient, ni surtout comment elle repart.

La description du mal par lui-même est très précise en revanche, et c'est intéressant, rassurant parfois, de pouvoir mesurer l'ampleur d'une véritable dépression. Car des mauvais passages de la vie, des digestions difficiles sont certes de profondes souffrances, mais en aucun cas cet abîme d'incompréhension avec soi-même. Ce face à rien, cet inexorable descente vers le vide qu'a vécue l'auteur.

C'est donc un témoignage au plus près du terme, le fidèle récit d'une épreuve humaine, un constat. A lire comme un document, mais en aucun cas pour y trouver des solutions, encore moins comme une lecture de distraction.

47668423_p