ete Présentation de l'éditeur :
D'abord une invasion de cafards, puis de souris, et enfin de rats : la villa que le commissaire Montalbano a trouvée à Vigàta pour des amis de sa fiancée Livia semble vraiment maudite. La série de catastrophes atteint son paroxysme lorsque le petit garçon du couple disparaît... pour être finalement retrouvé sain et sauf dans un sous-sol dont les locataires mêmes ignoraient l'existence. Mais une autre découverte y attend le commissaire : le cadavre d'une jeune fille du village disparue plusieurs années auparavant. Dans la chaleur étouffante du mois d'août en Sicile, Montalbano se lance dans une nouvelle enquête dont la progression est perturbée par la sœur jumelle de la défunte, la ravissante Adriana. Un été ardent pour le commissaire préféré des Italiens qui, entre angoisses de l'âge et tourments de la chair, devra, avant tout, garder la tête froide...

  • Editeur : Fleuve Noir (15 janvier 2009)
  • Langue : Français
  • ISBN : 978-2265086050

De la couverture et du titre on dirait "un livre pour les filles", du genre outrageusement romantique et estival.

Très méditérranéen pour le moins, il m'a été vraiment difficile de m'adapter à la traduction de cette enquête sicilienne, d'autant que les premiers chapitres sont lourds en dialogues. J'ai finalement pris l'option de laisser chanter la langue mentalement pour me donner un rythme, et ainsi parvenir à ce qu'aurait pu être ma lecture si je lisais le pâtois sicilien d'origine. C'est un grand renoncement pour qui aime la belle langue française et les effets de style.

Une fois qu'on s'y est fait, reste que l'histoire n'est pas prenante et les personnages sont quelconques. Néanmoins, on parvient si bien à ressentir l'atmosphère de la Sicile, que la chaleur est vite insupportable. J'ai perçu la fraîcheur du frigo ouvert par le commissaire et l'irrépréssible envie de bains de mer. Agacée par la redondance des effets, qu'il s'agisse du frigo ou des vêtements trempés de sueur, je crois pourtant que ces répétitions participent à l'accablement caniculaire qui se propage ainsi jusqu'au lecteur comme une traîne savate.

La carte postale sicilienne est complète avec les comportements et réflexes mafieux que Camilleri peint avec fatalisme. C'est presque trop moche pour être vrai.

Comme l'auteur dilue son histoire avec humour et pittoresque le lecteur peut se laisser bercer jusqu'au bout, mais il aura beaucoup plus de facilités à sortir de ce roman qu'à y entrer.

Ce roman m'a été gentillement offert à l'occasion du rallye Books & the city ... Merci !