Réservoir' blog

Quelques avis ou tuyaux, des auteurs, des passions et parfois des déceptions, un peu d'humeur.

samedi 27 décembre 2008

Défi 2009, Littérature policière sur 5 continents

Pour s'amuser !

Relayé un peu partout sur le Net, voici une idée qui cultive l'ouverture d'esprit par la littérature : il s'agit, pour ceux qui le souhaitent, de lire en 2009 et de faire découvrir aux autres internautes, 5 auteurs de littérature policière venant des 5 continents.

C'est Catherine qui est à l'initiative de ce petit défi. Vous pouvez visiter son blog et si vous le souhaitez, et participer à son aventure.

C'est l'occasion de découvrir des auteurs d'horizons variés.

Voici ma liste :

Europe -Suède : Roseanna (M. Sjöwall & P. Wahlöö)

Afrique - Botswana : Mma Ramotswe (A. McCall Smith)

Asie - Inde : Saveurs Assassines (Kalpana Swaminathan)

Amérique - USA : Le croque mort est bon vivant (Tim Cockey)

Océanie : Séquelles (Peter Temple)

croquemma_ramotswe

roseanna swaminathan sequelles

Bonnes lectures à tous !

et Bonnes fêtes de fin d'année

dimanche 21 décembre 2008

La BABA-YAGA, 1er roman

baba_yaga

Le meurtre d'une fille de l'Est mal mariée nous plonge au cœur d'une intrigue médicale très contemporaine, qui traite du désir d'enfant avec beaucoup de vérité. La paternité autant que la maternité sont le fil rouge de ce roman policier très intelligent et lucide.

Je suis certaine que le style et l'humour d'Elisa Vix vont s'intensifier au long de ses prochains romans, et c'est sans doute pour cela que le deuxième a obtenu le prix 2007 du salon du polar de Montigny-les-Cormeillesavec "Mad Dog".

Qui est Elisa Vix ?

Pas de recopiage, vous découvrirez Elisa Vix par les deux liens ci-dessous, si vous n'avez pas eu comme moi la chance de faire sa connaissance avant de la lire.

http://elisa.vix.club.fr/index.html

http://www.odin-editions.com/vix.htm

Ce que je n'ai pas aimé :

- Le style un peu guindé qui s'assouplit pourtant au fur et à mesure du roman, et laisse présager d'une belle personnalité d'écriture dans les romans futurs.

- Retrouver, autant physiquement que psychologiquement, le personnage monolithique de Violette Retancourt (Inspecteur aux côtés d'Adamsberg chez F. Vargas), même si elle s'appelle ici Joana qu'elle a un quelque chose de plus sexy et un historique traumatique qui assoit son personnage.

- Les tacles nominatifs amenés sans humour, peu nombreux fort heureusement, mais quand même Grangé et Boisset se prennent un coup de boule sans justification qui paraît gratuit. C'est gênant en ce sens qu'il ramène le lecteur à des réalités qu'il tentait de fuir par la lecture.

Ce que j'ai aimé :

- Une des pistes de ce roman policier m'a particulièrement interpellée puisqu'il fait référence à une hormone de synthèse dispensée sans discernement aux femmes enceintes, un grand scandale médical chroniquement étouffé que je connais hélas très bien, je fais partie des très nombreuses victimes. Quand vous lirez Utérel vous pourrez penser Distilbène, n'est-ce pas Madame Vix ?

Les victimes sont d'autant plus nombreuses que beaucoup s'ignorent encore ! le scandale du Distilbène est traité de manière confidentielle par le corps médical : il y a déni, donc peu ou pas d'information, de nombreuses femmes entre 30 et 45 ans se lancent dans des grossesses à risques ignorant totalement qu'elles sont « fille DES ». Une nouvelle problèmatique se profile : quelles sont les conséquences sur la troisième génération ? quelles seront les séquelles des bébés nés miraculeusement viables ? Je profite donc de diffuser ici deux adresses qui expliquent le phénomène :

http://forums.france5.fr/lesmaternelles/Risques/Distilbene/distilbene-troisieme-generation-sujet_197_1.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Di%C3%A9thylstilbestrol

Ce que j'ai beaucoup aimé :

- Les tranches de vie bien croquées comme « le virus footbalistique », « le pédophile-qui-rôde », l'épisode des poux, et la vision très éclairée de ce que deviennent nos charmants poupins lorsqu'ils se transforment en adolescents (!). Je me suis souvent retrouvée dans l'acuité sans complexe d'Elisa Vix. On peut être une mère de famille paranoïaque mais épanouie sans cultiver la complaisance, convenir que nos progénitures sont aussi une source d'emmerdements sans limite, une porte ouverte sur toutes les culpabilités, et l'expression la plus pure de ce que peut être l'injustice, même si parfois ils sont aussi l'expression de l'amour le plus pur. Thierry Sauvage, l'enquêteur, se posent les bonnes questions face à la parentalité.

Elisa Vix parvient assez facilement à mener son roman policier tout en disséquant sans ennui des questions humaines. Ces questions ne servent pas de décorum à l'histoire, elles sont approfondies et la scelle. Ce roman est profondément féminin.

vix1

vendredi 12 décembre 2008

Dérives ...

pascal_dessaint        Il m'avait prévenue, Pascal DESSAINT, c'est très noir. Moue dubitative, paupières froncées, il a corrigé le titre : « les hommes sont courageux » ... et si fragiles, vive la vie !

Vive la vie bien sûr, Pascal aime la nature, les animaux ... et donc les hommes, le vin et ses amis. Des amitiés si fortes qu'on pourrait se cogner sans se tenir rigueur, donner un coup de mains pour un meurtre qui n'en sera pas un, partager des solitudes, des dérives et de belles morts, toujours une paillette au coin de l'oeil. Aimer est une douleur, autant qu'une plénitude.

C'est un recueil de nouvelles noires, et facétieuses, j'ai aimé.

p_dessaint




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